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20
SEP 2011
"Quand on embarque, c'est toujours la première fois..."

2011-09-20 09:00:21
Parmi les centaines de stagiaires qui, chaque année, embarquent à bord du Belem, il y a ceux pour qui c'est une expérience inédite, une découverte mai...

Parmi les centaines de stagiaires qui, chaque année, embarquent à bord du Belem, il y a ceux pour qui c'est une expérience inédite, une découverte mais ils sont nombreux, aussi, à revenir... puis à revenir encore. Isabelle Bordage fait partie de ces fidèles – ces « récidivistes » comme ils se désignent eux-mêmes. A la veille de son nouvel embarquement, elle a bien voulu cerner les raisons de son attachement au Belem et tout ce qu'il représente. A chaque année son stage Elle a bien voulu mais non sans réticence car « ce qui compte, ce n'est pas moi, c'est le Belem. C'est de lui qu'il faut parler ! ». Et si elle accepte en fin de compte, c'est bien parce qu'elle peut ainsi évoquer ce navire qu'elle retrouve tous les ans depuis 2006. De qui elle est et de ce qu'elle fait, elle dira peu si ce n'est que son activité professionnelle la conduit à vivre dans la région parisienne alors qu'elle est originaire de Charente Maritime, et aussi qu'elle a été monitrice de voile. Elle avait croisé la route du Belem épisodiquement, entre autres pendant des manifestations nautiques mais ce n'est qu'en 2006 qu'elle a découvert par des amis rochelais qu'on pouvait faire des stages à bord. « Je me suis donc inscrite pour le stage Concarneau – La Palice avec trois amis. Et dès 2007 je repartais, cette fois pour un stage en Mer d'Irlande ». Ensuite, en 2008, ce fut la grande aventure du Québec, avec la remontée du Saint Laurent. L'année d'après, stage en Mer d'Iroise (le Tour de Bretagne). En 2010, Isabelle inaugurait la saison de navigation avec le tout premier stage, Nantes-Concarneau. Et maintenant, à l'heure où paraît cette Newsletter, elle navigue à bord du Belem entre Marseille et Lisbonne...

Sur mer et sur terre... De cette succession de stages, il ressort qu'Isabelle sait profiter pleinement de leur variété pour vivre à chaque fois une expérience nouvelle, découvrir des lieux et des formes de navigation qu'elle ne connaissait pas. D'ailleurs, précise-t-elle, le stage 2011 est une grande nouveauté pour elle dans la mesure où elle n'a jamais navigué jusqu'ici en Méditerranée... Et de toute façon, « quand on embarque sur le Belem, c'est toujours la première fois ! ». Chaque voyage est l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de se lier d'amitié et de garder le contact une fois revenus à terre. Selon les périodes et la nature des stages, explique-t-elle, la « typologie » des stagiaires peut varier : on rencontre davantage de jeunes, ou bien des personnes en famille, des débutants ou encore des passionnés de voile – sans compter ceux qu'on retrouve d'un stage précédent... Et à terre, les occasions ne lui ont pas manqué de maintenir le contact, directement ou indirectement, avec le Belem : elle participe bénévolement à l'accueil du public pendant des visites à quai et, l'hiver, elle vient donner un coup de main à l'équipe de la Fondation au Salon nautique de Paris où elle a plaisir à discuter avec les visiteurs –  « on y voit des gens qui sont véritablement intéressés par le Belem » Loin des vicissitudes A cette diversité des rencontres et des contacts s'ajoute pour elle le plaisir de retrouver une atmosphère, un cadre, des règles « et des modes de vie immuables » qui contribuent au sentiment de pérennité qu'inspire ce navire témoin, et acteur, d'une longue histoire. « On s'adapte, on vit au rythme du Belem, coupé des vicissitudes de la vie moderne ». Il y a aussi le plaisir d'apprendre à manœuvrer le grand navire avec le soutien des membres d'équipage dont Isabelle tient à souligner les connaissances, les capacités pédagogiques et l'affection qu'ils portent au Belem. Elle est bien d'accord avec Michel Germain, auteur de « Belem : destins croisés » lorsqu'il écrit qu'on ne vient pas sur le Belem par hasard. « Il parle des membres d'équipage, mais je pense que c'est aussi le cas pour les stagiaires ! » Ce qui ne l'empêche pas d'apprécier les évolutions contemporaines, bien de notre temps : elle est ravie de constater la présence parmi l'équipage de jeunes femmes officiers et gabiers. Des souvenirs à la pelle et un rêve... Il y a, bien entendu, la beauté du trois-mâts, « navire d'un autre âge » où « chaque moment est particulier mais où tous les moments sont bons à vivre ». Alors, lequel de ces moments si particuliers reste-t-il gravé dans sa mémoire ? Il n'y en a pas qu'un, loin de là... « Le premier stage ne s'oublie pas mais là où j'ai vraiment attrapé le virus, c'est en Mer d'Irlande – une mer à la hauteur de sa réputation, soit dit en passant ! En particulier une nuit sur le pont, où les stagiaires n'étaient pas bien nombreux, j'ai ressenti toute la magie de l'instant. Mais il y a eu aussi la première fois où je suis montée dans le gréement... Je me souviens aussi du spectacle du Belem dans le port de La Rochelle avant son départ pour le Québec et, un peu plus tard, la remontée du Saint Laurent... » Un dernier spectacle mémorable : celui du Belem remontant la Charente dans la brume du matin, à quelques encablures du chantier de l'Hermione, lors de sa visite à Rochefort  il y a deux ans... Quelle aventure aimerait-elle maintenant vivre à bord du Belem ? La réponse d'Isabelle s'inspire d'une des vies antérieures du trois-mâts, de l'époque de l'entre-deux guerres où il s'appelait Fantôme II et appartenait au brasseur irlandais l'Honorable Arthur Ernest Guinness. «J'envie la jeune Nancy Tennant, cette amie des filles Guinness, qui a accompagné la famille pour naviguer autour du monde à bord du navire (de 1923 à 1924). Je sais que c'est sûrement une utopie mais j'aimerais tellement faire moi aussi le tour du monde à bord du Belem... en passant cette fois par le Cap Horn !»

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