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LA SEMAINE DU BORD

editorialAçores – Lisbonne, la fin de la traversée atlantique - 21 Août 2008

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Mardi 18 août le Belem est arrivé à Lisbonne venant des Açores. Le temps de faire une dernière escale à Ponta Delgada, capitale de  cet archipel réputé pour son anticyclone, certes, mais aussi pour la beauté « volcanique » de ses îles riches en végétation luxuriante. Puis ce fut Lisbonne et la fin de la belle aventure de la traversée atlantique du Belem.
 
Avant d'atteindre Ponta Delgada le lundi 11 août en début d'après-midi, le Belem a d'abord offert, dimanche, à ses passagers la plaisir d'une navigation parmi quelques unes des 9 îles qui composent l'archipel des Açores et notamment la vision spectaculaire du volcan Pico, sur l'île du même nom. Le Pico porte bien son nom puisqu'il culmine à 2 351 mètres au-dessus de la mer, comme nous le précise Emile Le Moignic, notre écrivain de bord. Après une longue et patiente attente, les stagiaires ont enfin vu le Pico, débarrassé de son chapeau de nuages, se dévoiler dans toute sa majesté au coucher du soleil...
 
Ce fut un beau prélude à une étape passée à visiter la ville baroque de Ponta Delgada et à découvrir l'ensemble de l'ile principale, São Miguel « île vallonnée, nous dit Emile, avec plusieurs pics (...) et ses petites routes bordées d'hortensias, d'agapanthes et de gingembre sauvage aux fleurs jaunes », menant à la dernière plantation de thé à l'Est de l'île (thé noir et thé vert) et aux cultures d'ananas sous serre – les seules au monde, paraît-il ! Visite également des « calcedas », cuvettes d'eau chaude naturelles creusées à même le sol et des « lagos das Sete Citades », deux lacs contigus, logés dans un cratère. Enfin, un moment de nostalgie, devant la stèle érigée sur l'île à la mémoire du boxeur Marcel Cerdan et de la violoncelliste Ginette Neveu, morts dans l'avion qui, venant des USA, s'est écrasé sur un des pics en octobre 1949.
 
Parti mercredi matin en direction de Lisbonne, le Belem a navigué sous moteur jusqu'à la fin de l'après-midi, lorsqu'il a pu attraper le vent de Nord Est... et la houle qui en résultait. Moment pénible : « lors du brassage de la vergue de misaine, le bout dehors de l'espar de la bonnette s'est brisé » par la « faute » d'une écoute restée trop solidaire de son attache... Fin de l'épisode bonnette – du moins pour le moment.
 
L'étape Açores-Lisbonne a été marquée surtout par de nouvelles taches assignées aux stagiaires par le Commandant Jean-Alain Morzadec pour les impliquer encore davantage dans le travail du bord. Ainsi, trois stagiaires, un par mât, nommés « chefs de bordée » ont été chargés, à chaque quart, de conduire la manœuvre – sous l'autorité directe des gabiers responsables, bien sûr. Les stagiaires ont du aussi se prêter à une « interrogation écrite » portant sur leurs connaissances en termes de manœuvre. Sans oublier les « topos » quotidiens du Commandant, consacrés à des sujets techniques comme les balises ou plus généraux comme l'histoire des grands voiliers. Le samedi 16, le Belem a procédé à son premier virement de bord, lof pour lof, depuis le début de la traversée. Ce fut ensuite un des moments préférés des stagiaires, celui des sorties en Zodiac pour photographier le Belem.
Les deux derniers jours de navigation furent marqués par un mouillage imprévu au large du pittoresque port de Peniche, sur la côte portugaise. Puis le Belem est reparti en direction de Lisbonne par une houle longue avec des creux de quatre mètres, véritables montagnes russes aquatiques...

 
            
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