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Le Québec en quelques mots |
Le Québec du 3e millénaire est le fruit d'une histoire dont la richesse, la diversité, les aléas et les bouleversements ont construit, en l'espace de 400 ans depuis l'arrivée des premiers Européens, une région et un peuple forts d'une personnalité qui n'appartient qu'à eux.
Des racines millénairesDéjà, lorsque Jacques Cartier en 1534 et Samuel de Champlain en 1608 posent les fondements de ce qui allait devenir le Québec, ils n'arrivent pas sur une terre déserte. Venus d'Asie par le Détroit de Behring, les Amérindiens y ont fait leur apparition il y a plus de dix mille ans. Trois grandes familles linguistiques – l'Iroquoiens, l'Algonquiens et l'Inuits – vont donner naissance à 11 nations amérindiennes et à la nation inuit. Les relations entre les diverses nations indiennes sont lion d'être paisibles mais leurs conflits ne commenceront à intéresser les Européens, et en particulier les Français, qu'à partir du moment où ils ont pris possession des terres au nom de leur Roi. N'ayant ni l'intention ni les moyens de massacrer les autochtones, les Français nouent des alliances avec certaines nations amérindiennes afin de développer le commerce des fourrures et, du coup, se trouvent impliqués dans les guerres locales.
Ce faisant, les quelque 10 000 Français qui s'installent dans la vallée laurentienne entre 1608 et 1760 vivent au contact des Amérindiens et s'imprègnent ainsi de leur façon de vivre, s'adaptant par exemple au rythme et à la dualité des saisons...
Un mélange de culturesLa conquête finale du Canada par les Britanniques et la proclamation de la Province de Québec en 1763 n'ont pas d'effet immédiat sur la composition de la population, malgré le terrible épisode de la déportation des Acadiens. Les vagues de colons anglais, écossais, irlandais affluent surtout après les guerres napoléoniennes et les famines en Irlande, au milieu du XIXe siècle, et forment bientôt un bon quart de la population. L'Acte d'Union de 1840 permet, à la suite d'une forte agitation politique, que la langue française soit reconnue par le Parlement et dans les lois. En 1867, la Confédération canadienne est proclamée : le Québec devient une des quatre provinces de cette nouvelle entité, avec son

Parlement à majorité francophone et des pouvoirs spécifiques à sa culture dans des domaines comme l'éducation et le droit civil. Parmi la population francophone, l'Eglise catholique contribue à renforcer le sentiment identitaire. Au XXe siècle, la « Révolution tranquille » des années soixante procède à la modernisation d'une province à tradition catholique et rurale, avec d'importantes réformes institutionnelles, culturelles, éducatives et sociales. Elle coïncide avec la naissance d'un mouvement indépendantiste, parfois violent, qui échoue cependant à obtenir l'indépendance du Québec lors de deux référendums. La Charte de la Langue française (1977) fait du français la langue officielle du Québec. Aujourd'hui, ce qui caractérise la « Belle Province » c'est le succès d'un véritable métissage culturel qui trouve ses racines à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Monde.
La « Belle Province »
Trois fois plus grand que la France, le Québec, avec une superficie de 1 667 926 km², est aussi la plus grande province du Canada dont il occupe le 5e de la surface. Ses 7,3 millions d'habitants (à 80% francophones) représentent le quart de la population canadienne. La majorité vit sur les terres qui bordent le Saint Laurent (1,8 million rien que sur l'Ile de Montréal...). Quant aux 70 000 Indiens et 9 000 Inuits, ils vivent dans des villages dispersés à travers l'ensemble du territoire. Celui-ci va des mers boréales aux Etats-Unis, de l'Ontario au Nouveau-Brunswick et au Labrador. Il se divise en trois zones distinctes : la toundra au nord, la forêt boréale au centre et la forêt tempérée au sud. De grandes étendues de forêts (2/3 du territoire), de taïga, près d'un million de lacs, des milliers de rivières... Ce qui fait la réputation du Québec, c'est notamment le contraste entre les saisons, avec un hiver long, froid et neigeux (jusqu'à -40°C), un printemps doux mais bref, un été chaud (jusqu'à 35°) et un automne frais marqué par une brève période de chaleur, l'été indien.
C'est un territoire riche en ressources naturelles, depuis le bois (papier, constructions...), exploité industriellement depuis le XIXe siècle jusqu'au sous-sol (mines d'or, de fer, de titane, bauxite) en passant par l'eau et le vent. Les moulins des premiers colons – dont beaucoup subsistent et se visitent - ont cédé la place à une industrie hydro-électrique florissante, omniprésente et peu polluante. A tel point d'ailleurs, que l'utilité d'installer des éoliennes fait aujourd'hui débat tant du point de vue économique qu'écologique. Il faut dire que l'hydroélectricité a permis au Québec de limiter l'accroissement de ses Gaz à effet de Serre à 6,6% entre 1990 et 2003 alors qu'ils ont augmenté de 30% sur l'ensemble du Canada.
Parmi les secteurs clefs de l'économie, l'industrie aéronautique et ferroviaire (le tramway de Strasbourg, par exemple), les biotechnologies, l'industrie pharmaceutique, les technologies de l'information et l'industrie culturelle figurent en bonne place.
Un pays aux multiples facettes
Vous aimez la nature ? Vous allez adorer le Québec ! Déjà, rien que la découverte du Saint Laurent, les richesses de son littoral, ses oiseaux et sa faune aquatique, la Route des Baleines et les îles de la Madeleine, la Gaspésie et ses fous de Bassan, les villes de Québec, Montréal ou Trois-Rivières, suffit à remplir tout un agenda de vacances...

Pour ceux qui préfèrent l'intérieur de terres, 27 Parcs nationaux font découvrir leurs immenses réserves naturelles ; les lacs, les chutes et rapides des milliers de cours d'eau ; les forêts d'érables, de bouleaux et de conifères du Manicouagan ; les grottes et cavernes des Monts Chic-Chocs ; sans oublier les fameux arpents de neige qui attendent les amateurs de sports d'hiver, de promenades en traineau ou bien en motoneige, invention bien québécoise...
Et les Québécois n'ont pas des racines françaises pour rien : les plaisirs de la table font partie de leurs traditions, que ce soit dans les restaurants citadins, les fermes auberges des Laurentides, les « cabanes à sucre » des érablières... Bières, cidres, vins de pays, homards, poissons fumés, gibier d'élevage, fromages, produits dérivés de l'érable et tant d'autres composent une cuisine régionales et familiale dégustée autant que faire se peut dans la convivialité.
Car la convivialité et le sens de la fête sont partie intégrante de la personnalité québécoise. Les festivités qui attendent ceux qui se rendent à Québec pour son « 400e » illustrent bien le plaisir et l'efficacité des Québécois quand il s'agit d'organiser des évènements grandioses, joyeux, inoubliables. Festivals de musique, (qui n'a pas entendu parler du Festival international de Jazz de Montréal ?), manifestations sportives (l'Odyssée Appalachienne pour les...chiens de traineau et leurs mushers bien sûr) ; quant au Festival de la Truite mouchetée, à la fin juin, quel pêcheur digne de ce nom voudrait s'en priver !