NewsletterBELEM_N6 - page 3

Restaurer un bateau comme le Belem, c’est du boulot ! Car
un voilier classé monument historique ne se restaure pas
comme n’importe quel autre bateau. D’ailleurs, pour un
voilier, qu’est-ce-que ça veut dire, monument historique ?
Cela veut tout d’abord dire qu’au sein du Conseil
d’administration de la Fondation Belem siège une
représentante du Ministère de la Culture. Son nom, c’est
L’occasion de revoir avec elle la
définition d’un monument historique : « C’est un immeuble
ou un objet mobilier (même si, pour le Belem, c’est un très
gros objet habitable !) qui reçoit un statut juridique destiné
à le protéger du fait de son intérêt historique, artistique,
architectural mais aussi scientifique ou technique. Ce
statut particulier témoigne d’une reconnaissance par la
nation de cette valeur patrimoniale ». Le Belem est reconnu
tel quel depuis le 27 février 1984.
Une reconnaissance, certes, mais aussi de nombreuses
obligations en terme de restauration. On ne fait pas ce
que l’on veut ! Une simple pièce de bois ne se remplace
pas au hasard. On se doit donc de respecter les matériaux
d’origine. Un exemple ? L’escalier. Pour le réparer, il faut
de l’acajou de Cuba, un bois très onéreux. Utiliser un bois
précieux et coûteux n’est pas un caprice. Restaurer un
monument historique dans les règles de l’art, avec des
artisans spécialisés, encore moins. Vous imaginez l’arc
de triomphe restauré avec du plâtre à bas prix ?! Pour le
Belem, c’est pareil. C’est une obligation. Un devoir. Celui de
rendre au bateau son aspect originel. De lui redonner son
prestige d’antan. Malgré les coûts que cela peut engendrer.
En France, plus de 130 bateaux sont protégés au titre
des monuments historiques, dont 13 seulement sont
antérieurs à 1900. Le Belem en fait évidemment partie :
« Lancé le 10 juin 1896, c’est l’un des plus anciens, à avoir
une coque en acier et surtout l’un des plus grands bateaux
de la « collection » des bateaux ainsi distingués par la
nation » rappelle
À bateau unique...
restauration unique.
On ne cesse de vous le répéter mais, une fois de plus :
MERCI
. Pour votre présence, votre soutien et vos
contributions. Après deux mois de travail, 2 km de mèches
de coton et 1m
3
d’iroko posés, la dunette (qui n’avait pas été
restaurée depuis plus de 20 ans) a retrouvé son étanchéité
et... sa jeunesse ! Quant à la centrale de traitement des eaux
usées, son installation nous permet désormais de rester en
deçà de 12 milles des côtes, soit moins de détours inutiles
et de carburant consommé. Le résultat : une grande fierté,
avec un navire propre qui recycle de manière autonome ses
eaux usées et réduit ainsi son empreinte écologique. Une
belle récompense !
n
°
1 septembre 2012
La restauration d’un monument
historique, dans les règles de l’art !
Un navire propre,
une dunette étanche...
en partie grâce à vous !
Retrouver son luxe d’antan
Cette année, la restauration porte
principalement sur les boiseries
du Belem
*
, pour la plupart datant
du début du 20
e
 siècle. Au pro-
gramme : le grand roof (restauré
dans les années 1980 avec des
cloisons en placage teinté), l’es-
calier à double révolution (déca-
page et vernissage par un artisan
professionnel) ainsi que le bureau
du commandant, la bibliothèque
ou le meuble bar du salon du
commandant (sus aux rayures !).
Tout ce mobilier qui fait l’élégance
et la réputation du Belem.
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