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Québec : Je me souviens…

jeudi, 25 septembre 2008 02:00
En cet été 2008, le Belem a fait faux bond aux côtes de France et, plus grave, aux grands rassemblements nautiques de Brest et de Rouen. Mais c'était pour la bonne cause : servir, loin de nos rivages, la réputation du pavillon français, en  représentant la France de l'autre côté de l'océan, à Boston puis au Québec, après une exceptionnelle traversée de l'Atlantique nord, la première depuis 22 ans.
 
Un accueil formidable
Il ne s'était jamais rendu à Boston, et une seule fois à Québec,     il y a 70 ans, sous pavillon britannique  :  il s'appelait alors  Fantôme II. A Québec le Belem a apporté un message d'amitié et de fidélité aux cousins de la Nouvelle France, message reçu cinq sur cinq par les autorités québécoises et par le grand public, tous sensibles à la venue de ce vieux bateau, fleuron du patrimoine naval français, qui a traversé l'Atlantique en souvenir des voyages de Champlain et de tous ceux qui sont arrivés par le Saint-Laurent pour donner naissance au Québec et plus tard au Canada,
Il reste donc un merveilleux souvenir de ces quelques semaines passées sur les rivages du Saint-Laurent où l'accueil du public est encore présent dans toutes les mémoires et notamment celles des membres de l'équipage du Belem. La simplicité et l'amitié avec laquelle les responsables publics, maires ou ministres, ont rendu visite au Belem a également marqué les esprits.
 
Des stages aussi ...
Beau succès aussi pour le modèle de navire école qu'incarne le Belem, où se marient à merveille transmission des savoirs et magie de participer à la manœuvre d'un navire monument : cela semblait  correspondre à une aspiration des amateurs de voile et de patrimoine qui se sont pressés sur l'unique stage que la Fondation a pu proposer au public Québécois. On aurait certes voulu en faire plus : mais la navigation fluviale n'est pas véritablement propice aux ébats du phare carré !
Quant aux stages transatlantiques, ils ont été pour les fidèles stagiaires de la Fondation, qui étaient nombreux à s'y être inscrits, une expérience sans doute inoubliable, même si, comme on avait pu le constater en 2002, la navigation «  tout dessus, droit devant » n'est pas propice aux manœuvres variées et laisse parfois inoccupés de longues heures les 96 bras de stagiaires pourtant immédiatement disponibles... Place donc à l'ivresse du grand large et aux causeries du commandant : Jean Alain Morzadec y a consacré beaucoup d'énergie !
 
Parlez nous du Québec
Il reste un seul regret : que les medias en France ne se soient pas intéressés un peu plus au 400ème anniversaire de Québec, prétexte à faire revivre l'une des grandes pages de l'histoire de l'expansion maritime de la France,  et à aider le public à faire connaissance avec un pays que chacun croit connaître parce que l'on y parle notre langue. Mais mesure-t-on bien la valeur de cet acquis au cœur de l'Amérique du Nord ? Il faut aller découvrir ce laboratoire de la fusion des cultures si passionnant pour nous tous qui vivons à l'heure des anglicismes si souvent dénoncés par Alain Juppé, et de l'envahissement des écrans par les séries américaines.
N'hésitez pas à interroger notre vieux Belem : il a vu tout cela de près ! Et il garde le souvenir de tant de gens qui lui ont dit, dans sa langue,  « Revenez ! ».

 

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