Newsletter

Vous acceptez de recevoir les newsletters et vous affirmez avoir pris connaissance de notre politique de confidentialité.
Ces mails sont expédiés par un routeur de confiance et comprennent un lien pour vous désinscrire à tout moment.

Accueil

28
JUIN 2019
Le journal de bord des gazelles de la mer : jour 4

2019-06-28 13:06:18
https://www.fondationbelem.com//media/k2/items/cache/d717f8805987081640c5f8a496d1209a_XL.jpg
Mercredi soir, le vent est de force 6 à 7. Le bateau est incliné fortement : tribord est pratiquement au niveau de l’eau. C’est impressionnant. Quelqu...

Mercredi soir, le vent est de force 6 à 7. Le bateau est incliné fortement : tribord est pratiquement au niveau de l’eau. C’est impressionnant. Quelques gazelles se cognent, trébuchent, sont emportées par les secousses. A bâbord, on ne voit plus la mer, seulement le ciel, tant le bateau est incliné. Quelques filles ont le courage de rester sur le pont pour admirer la beauté de la mer. C’est magnifique à voir… Les vagues sont hautes, Elles passent par-dessus le pont à tribord et arrosent abondamment toutes les personnes qui se trouvent là à cet instant.  Le vent souffle fort et chasse les nuages : le soleil s’est levé, le temps est magnifique. Une partie de l’effectif se sent bien barbouillé par la gite du bateau et ne peut  de toute évidence, profiter pleinement de la splendeur de ce paysage.

Il est prévu que le vent soit plus fort encore dans les heures à venir et avec de la pluie. Ce n’est pas encore considéré comme de la tempête : le 3ème tiers assure la veille et la barre de 20h à minuit et le 1er tiers de minuit à 4 heures. Et avec la nuit, nous avons pratiquement toutes de l’appréhension à prendre les quarts de cette nuit.

Cet après-midi pour des  raisons de sécurité les gazelles se concentrent dans le grand roof situé près des ponts du navire et à la batterie au niveau inférieur, autour de la table centrale ou dans les box.

Serge, un des matelots, vient récupérer la couverture du 46. Elle est dans le roof et grelotte de froid. En essayant de photographier les vestes en mouvement, pour permettre à nos lecteurs de se faire une idée de l’inclinaison du bateau, Anne fait un vol plané inattendu traversant dans sa largeur la zone de repas. Elle atterri dans le mur d’en face avec quelques contusions.

Certaines d’entre nous se sont mises carrément au chaud dans leur bannette : et ça dort. Sauf Pascale qui fait un plongeon dans la batterie et arrive à fond de train la tête dans  le placard. Allons-nous la retrouver assommée ?  Plus de peur que de mal : elle a quand même quelques douleurs à la tête et au coccyx. Les marins nous ont prévenues ; pour ne pas être malade il faut éviter les 5 F : la Fatigue, la Faim, la Frousse, le Froid et la « Foif »

16 à 18 gazelles sont néanmoins sur le pont. Elles assurent la veille sur le Gaillard, équipées de jumelles et d’un talkie-walkie, elles aident sur la dunette : Il faut du monde à la barre. Elle est difficile à tenir tellement c’est puissant, Evelyse peut en témoigner : «  c’est vraiment costaud ». 2 à 3 personnes s’y collent : 2 gazelles et un marin. Le reste de l’effectif reste disponible en cas de manœuvre: brasser les vergues pour gonfler les voiles et lover les cordages pour ranger le pont. Seuls les marins expérimentés montent dans la mâture. Des séries de matelots grimpent sur tous les mâts et jusqu’ en haut pour déployer l’ensemble de la voilure. Les conditions météo particulièrement difficiles nous interdisent de participer à cette activité pour le moment. Nous en avons eu la chance d’en faire l’expérience hier par temps calme.

Après le repas de 20 h, la météo est encore difficile. Le petit perroquet est une voile située sur le haut du premier mât à l’avant du bateau. Il s’est déchiré par la force du vent. Les marins sont montés dans la mature pour fixer la voile affalée à sa vergue. Nous nous priverons désormais de 52 m2 de voilure ! Cet incident reste sans conséquence majeure sur notre allure. En effet, il est prévu de passer la ligne d’arrivée entre deux et trois heures ce matin. Nous attendons avec impatience le grand coup de canon qui signalera à toutes et à tous que nous avons franchi cette fin de course.

Ce matin à minuit 10, trois personnes ont profité d’un temps plus calme pour monter sur le mat de beaupré, situé à l’avant du bateau. Cet emplacement permet de voir les voiles d’un nouveau point de vue. Suspendues au-dessus de la mer,  nos gazelles la contemplent juste sous leur pied au travers du filet.

Il est 1h20, quand elles ne sont pas malades, les gazelles de  l’équipe des communicantes se mobilisent aussi la nuit pour tenter de recueillir les faits et témoignages au plus près des évènements tels des reporters de guerre !

Enfin 3h, nous n’avons toujours pas passé la ligne d’arrivée. Tant pis, la fatigue nous gagne nous allons nous coucher.

Levées à 7h, nous apprenons au cours du petit déjeuner que nous avons passé la ligne à 5h32. Dans un sommeil profond, nous n’avons pas entendu la corne de brume. Carine, Christelle, Sylvie, Ophelie et les gazelles du quart de 4 à 8 h ont été douchées au champagne par l’équipage pour fêter l’événement. Une douche seulement, pas de dégustation du breuvage car, en effet il est interdit de boire de l’alcool sur le bateau.

9h brief du capitaine : il nous annonce que nous avons passé la ligne d’arrivée, il nous félicite pour notre travail et notre implication.

Nous allons mouiller dans un petit port du Danemark, pour faire un peu de visites et de détente. Nous l’avons bien mérité après les dernières 24h que nous venons de passer et le travail accompli. Si nous pouvons, nous pourrons également mettre le Cap sur La Norvège.

Puis il donne la parole au Directeur de la Tall Ships Regatta qui fait le voyage avec nous. Il nous annonce fièrement (en anglais s’il vous plait) que, une fois les différents handicaps ajoutés à l’ensemble des bateaux, le BELEM EST PREMIER DE LA COURSE !!! C’est la première fois que cela arrive, le capitaine est très fier de nous, des cris de joie éclatent, les marins surgissent déguisés, on fait la fête, on met de la musique, on entame une chenille avec le Capitaine en tête, qui parcours le bateau. C’est surréaliste, la rigueur de l’organisation du bateau fait place à un incroyable défilé : un marin est en perroquet, l’autre est déguisé en femme, même le capitaine est méconnaissable !

Nous sommes toutes fières de savoir que le Belem arrive pour la première fois en tête d’une course, le cru gazelles 2019 est incontestablement un excellent millésime !

 

Journal de bord jour 1

Journal de bord jour 2

Journal de bord jour 3

Journal de bord jour 1

Journal de bord jour 2

2 commentaires

En soumettant ce formulaire, j'accepte que les informations saisies soient exclusivement utilisées afin que je puisse poster mon commentaire. Consulter notre Politique de Confidentialité pour faire connaître et exercer vos droits.

  • Amrein
    Amrein , posté le 03/07/2019 à 13:46
    ma choupette !!
    merci pour tous vos écrits !!
  • Jacques LEMARIE
    Jacques LEMARIE , posté le 02/07/2019 à 09:05
    Récit très intéressant qu'il aurait été dommage de louper. Mesdames, je pense que ce sera une expérience gravée à jamais au fond de votre mémoires. Et encore félicitation pour tant d'implication et de vigueur .

Articles les plus lus

Faire un don

Suivre le Belem sur les réseaux sociaux
PARTAGER
S'INSCRIRE
Contacter la Fondation Belem
  • Par téléphone :
    Tel : +33 (0)1 42 73 47 30
    du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h
    Fax : +33 (0)1 42 73 47 39
  • Par courrier :
    Fondation Belem
    5 rue Masseran
    75007 Paris
  • Par email :
    - A l'adresse contact@fondationbelem.fr
    - Ou en utilisant le formulaire de contact
CONTACTS
Caisse d'Epargne
Laissez-nous un message